Toulouse, la charmante ville Rose

La place du Capitole à Toulouse

La place du Capitole à Toulouse, à la tombée de la nuit (© Benh LIEU SONG)

De la Garonne au Canal du Midi, de Saint-Sernin à la Cité de l’Espace, Toulouse  revêt différents visages et l’histoire se cache derrière chaque brique. Découverte…

A Toulouse, le sol regorge de vestiges du passé… la cité affiche  un patrimoine faits de bâtiments religieux et compte de nombreux hôtels particuliers de style Renaissance et des carillons.

Ce qui interpelle c’est que Toulouse adopte les briques dès l’époque antique, particulièrement avec l’installation des Romains. En effet,  l’abondance de la glaise permet de combler le manque de pierre. De nombreuses  briqueteries sont construites,  on en dénombra jusqu’à 33, chacune possédant sa propre estampille. Ici la brique est nommée foraine.

Toulouse – La ville de musées…

Pour comprendre les clés de l’histoire de Toulouse et découvrir ses richesses, rendez-vous au  Capitole, incontournable avec sa façade longue de plus de 128 mètres, ses huit colonnes symbolisant les huit Capitouls qui géraient la ville à partir du 12e siècle.

Aujourd’hui, le Capitole abrite l’Hôtel de Ville et renferme de splendides peintures.  A l’extérieur, la cour Henri IV possède une croix du Languedoc de bronze tracée au centre de la place. Depuis 300 ans, le Donjon, actuellement siège de l’Office du tourisme, a remplacé une ancienne tour de défense.

Faites donc un détour par la basilique Saint-Sernin, le second monument emblématique de Toulouse. Édifié au 11e siècle pour commémorer la mémoire de Saint-Sernin, premier évêque et martyr de la cité ; elle représente un exceptionnel ensemble roman. En 1096, la partie orientale de l’église, le déambulatoire, les chapelles et le choeur furent achevés.  A ne pas manquer dans la seconde partie de l’édifice, la nef, la façade et les deux tours. La basilique fut notamment restaurée par Viollet-le-Duc. Aujourd’hui, elle est connue comme une « fleur de corail » comme le chantait Claude Nougaro.

Si vous séjournez dans la ville Rose, vous passerez par le cloître des Jacobins, un ensemble conventuel ; un ancien couvent des frères prêcheurs construit entre la fin du 13e siècle et le début du 14e.  Il s’agit d’un exemple d’art gothique languedocien possédant une double nef séparée par des colonnes de 20 mètres de haut. Les nervures de l’abside forment le palmier des Jacobins. Le cloître, lui, est connu pour ses colonnettes et ses chapiteaux de marbre à décor floral et animalier.

Vos pas vous mèneront également jusqu’à la cathédrale Saint-Étienne, l’un des monuments les plus curieux de ville. Il s’agit du « rassemblement de plusieurs édifices.

La Fondation Bemberg, l’hôtel de Bermuy…

On citera parmi les autres curiosités touristiques, l’Hôtel de Bernuy abritant le lycée Pierre-de-Fermat – une demeure construite par Jean de Bernuy, négociant en pastel -  , l’Hôtel d’Assézat édifié à la demande de Pierre d’Assézat, en 1555. On y trouve le témoignage de la riche époque pastelière et des Capitouls. Cet hôtel abrite la fondation Bemberg et notamment une salle consacrée au peintre Bonnard aux côtés de peintures de la Renaissance, des Corot, Van Dick, Manet, le Tintoret…

Sur la rive gauche de la Garonne, le visiteur apprécie l’Hôtel-Dieu, un édifice imposant qui a servi d’hospice durant huit siècles. Il constituait jadis une étape importante sur la route de Saint-Jacques de Compostelle. En 1257, il s’est développé sur l’emplacement de deux hôpitaux plus anciens : Sainte-Marie de la Daurade et Hôpital Novel. La confrérie de Saint-Jacques en a fait un seul hôpital devenu Hôtel-Dieu en 1554 pour héberger les mendiants, les vagabonds et des pèlerins.  Aujourd’hui, on y trouve un musée de la médecine et un musée des instruments de médecine des Hôpitaux de Toulouse.

Le musée des Augustins, Les Abattoirs…

A deux pas de la place Saint-Georges et de la cathédrale Saint-Étienne se trouve le véritable musée des beaux-arts de Toulouse : le Musée des Augustins créé en 1795 dans un ancien couvent, représentatif du style gothique médiéval.

Il fut l’un des premiers musées de France et le fonds est très riche. On compte plus de 4000 sculptures et peintures, dont des Rubens, des Delacroix, des Corot… N’oubliez pas de visiter le cloître qui entoure l’ancien jardin botanique du couvent.

Il est nécessaire de passer quelques jours à Toulouse tellement le patrimoine est varié et important. Ne manquez pas Les Abattoirs – musée d’art moderne et contemporain avec ses 2000 œuvres permettant de parcourir les courants artistiques nés de la seconde guerre mondiale jusqu’aux nouvelles formes de la création contemporaine, issues du Bassin méditerranéen, de l’Extrême-Orient et des États-Unis.

En revenant vers la vieille ville, au pied de Saint-Sernin,  on découvre le passé le plus lointain de Toulouse avec le Musée des Antiques Saint-Raymond. Restauré, ce musée est installé dans un collège universitaire datant du 13e siècle. On y admire la richesse de l’Antiquité toulousaine, en particulier une collection de sculptures romaines unique en Europe.

Continuez par le Musée Paul Dupuy consacré aux arts graphiques et arts décoratifs

Le site fut fondé par Paul Dupuy,  un grand amateur d’art. Il réunit une vaste collection de dessins (Ingres, Delacroix, Toulouse Lautrec), de gravures, mais aussi d’ivoires, d’émaux anciens, de faïences et une  collection d’horlogerie.

Enfin, le visiteur s’arrêtera au Musée Georges Labit exposant différents d’objets venus d’Inde, de Chine, du Japon, réunis par un marchand d’épices devenu collectionneur.

Toulouse, réputée pour son histoire, ses richesses culturelles, sa vie festive est souvent qualifiée de ville rose le matin, rouge à midi et pourpre le soir. Bonnes visites !

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